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Faut-il arrêter de voyager en avion ?

 

On n’a jamais autant parlé d’écologie et de l’avenir de la planète. La prise de conscience quant à l’urgence de la situation se répand. Et c’est une bonne chose ! Pour sauver la planète nous nous dirigeons vers de nouveaux modes de consommation. Récup’, réduction des déchets, végétarisme, bio… Tout un tas de tendances prospèrent. Et le tourisme dans tout ça ? Le trafic aérien représente 2% des émissions de gaz à effet de serre… Ce qui n’est pas rien ! D’autant que cette activité augmente en moyenne de 5% chaque année. J’ai remarqué que ce souci de l’écologie est particulièrement présent chez les jeunes générations (disons 18-35 ans), et pourtant ce sont également des générations pour qui le voyage est très ancré dans leur mode de vie… Serait-ce là une contradiction ? 

Pour les écologistes engagés, c’est certain : Il faut éviter les voyages en avion. 

Mahalo est une agence de voyage solidaire qui a pour ambition de contribuer à la préservation de la nature. Pourtant nous ne proposons que des voyages lointains, donc en avion… Vous y voyez peut-être un paradoxe, et c’est légitime. Mais selon notre vision, le voyage utile est une bonne manière de voyager quand on a des préoccupations écologiques. Voici 5 bonnes raisons :

1. Le voyage est un enrichissement humain

Faut-il définitivement tirer un trait sur les voyages en avion parce que nous avons une conscience écologique ? Ça me parait un peu extrême… Les rencontres avec d’autres cultures nous ouvrent l’esprit, nous rendent tolérant, et font ressortir l’esprit de fraternité qui est en nous. Ces moments de partage et de découverte n’ont pas d’égal. 

Aussi, se retrouver dans un endroit nouveau, au milieu de l’immensité de la nature, que ce soit dans une forêt tropicale ou au milieu du désert, nous rappelle que nous ne sommes rien face à la nature. Nous ne pouvons que nous émerveiller de sa puissance et de sa beauté. En ça, voyager nous inculque le respect de la planète.

Selon moi, voyager et un enrichissement humain dont il ne faut pas se priver. Mais dans la même idée que tous ces nouveaux modes de consommation que j’ai cités précédemment, le l’idéal serait de choisir comment nous voyageons et à quelle fréquence.

2. Le tourisme durable

Pour toutes ces raisons, le tourisme durable est en plein essor. 

C’est quoi le tourisme durable ? 

Le tourisme durable est également appelé tourisme responsable. Il consiste à voyager en respectant des principes regroupés en 3 grand piliers, qui peuvent être résumés ainsi :

  • Environnement : respecter les ressources et participer à la sauvegarde de la biodiversité
  • Social : Respecter les populations d’accueil et leurs traditions
  • Économie : Assurer une répartition équitable des fonds.

Pour plus de détails, je vous invite à consulter cette page de l’association ATD (Acteurs du Tourisme Durable), qui est relativement claire et complète : http://www.tourisme-durable.org/tourisme-durable/definitions

Le voyage responsable permet de s’assurer que nous limitons notre impact écologique et social. 

Mahalo est une agence de voyage responsable. Nous partageons les valeurs du tourisme durable et nous agissons selon les principes de ses 3 piliers. Nous souhaitons même aller au-delà, en engageant nos clients dans des actions concrètes, sur le terrain : Il s’agit de volontariat solidaire ou d’éco-volontariat. Car nous estimons que consommer éthique c’est bien, mais agir c’est encore mieux.

3. Participer à la défense d’une cause

Participer à l’un de nos voyages c’est non seulement agir sur le terrain pour une cause qui vous tient à cœur, mais c’est aussi financer une association. En effet, une somme leur est reversée pour chaque voyage solidaire, ce qui permet de couvrir les frais liés à l’accueil du voyageur, mais cela permet également de financer partiellement leurs projets. Dans les faits le volontariat est une vraie source de financement pour ces associations, et ça leur est vraiment bénéfique. Et l’avantage c’est qu’on ne donne pas d’argent à l’aveuglette, mais on rencontre les membres de l’association et on peut « palper » leurs actions, et constater les résultats.

4. Compenser son voyage

Alors tant qu’à voyager en avion, autant voyager utile en effectuant une action positive, que ce soit pour l’écologie ou pour les populations dans le besoin. Planter des arbres à Bornéo, restaurer du corail à Komodo, préserver les tortues au Costa Rica, participer à la construction d’un orphelinat en Afrique… Vous pouvez avoir un impact concret ! N’est-ce pas une belle manière de compenser quelque peu les effets négatifs de votre trajet en avion ?

Une autre possibilité qu’il est important de mentionner, c’est de cotiser dans un organisme qui mène des actions positives pour l’environnement, comme par exemple Reforest’Action. Le principe est de calculer votre empreinte carbone, et de financer un projet écologique à la hauteur du résultat. Pour cela, il vous suffit de suivre les instructions.

5. Une forme de sensibilisation

En participant à des missions humanitaires ou écologiques, vous allez développer votre sensibilisation. Vous comprendrez mieux les tenants et les aboutissants de la problématique qu’en restant chez vous. Je peux vous dire que j’avais entendu parler de la déforestation dûe à l’huile de palme, et j’y suis sensible depuis longtemps. Mais ça a vraiment pris une autre dimension lorsque je me suis rendue sur place et que j’ai vu ces étendues de palmiers de mes propres yeux… Maintenant cette cause est intégrée en moi… Et lorsque j’en parle autour de moi, mes paroles ont pris un autre angle, mon discours est vivant et je peux décrire ce que j’ai ressenti. Mes explications ont plus d’impact et elles sensibilisent d’autant plus mes interlocuteurs.  Il en sera de même pour vous. A travers vos paroles, vos photos sur les réseaux sociaux, et votre engagement, vous apprendrez à votre entourage quelles sont les problématiques que vous avez défendues et quels sont les enjeux. Et l’impact n’est pas négligeable ! Si chacun ouvre les consciences ne serait-ce que de 2 ou 3 personnes autour de lui / elle, cela peut vite prendre de l’ampleur ! Je pense par exemple aux balades à dos d’éléphants… Quand j’ai raconté autour de moi que j’ai été en Thaïlande, j’ai été surprise du nombre de personnes qui m’ont dit « Ah tu as fait un tour à dos d’éléphant ? » Encore trop de gens n’ont pas conscience que les éléphants sont maltraités ! Ces personnes que j’ai pu croiser, je leur ai expliqué la souffrance de ces pauvres bêtes et je suis certaine qu’elles ont compris et qu’elles s’en souviendront. Et ça c’est déjà une victoire ! 

 

Pour toutes ces raisons, je suis convaincue que d’arrêter purement et simplement de voyager n’est pas une solution face au réchauffement climatique. Bien sûr, il faut l’admettre, limiter ses déplacements en avion permettra d’y contribuer. Alors pourquoi ne pas commencer par exemple par bannir les courts trajets ? Ou tout simplement voyager moins mais voyager mieux !

 

 

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